Du neuf à la petite cuillère


Un œuf collé contre une cuillère

Un lorgnon retenu par son cordon

Le si bémol tout ému et renversé

Un ballon fermement maintenu par une menotte mignonne

La lune quand l’étourdi a oublié son échelle

L’œil-de-bœuf avec cette petite trace de rouille-à droite-

Un chat endormi (imaginez un gros chat, en boule, sur une chaise, la queue dans le vide)

Le lampadaire sur son pied

Et la terre qu’un lutin aura ceinturée

Autant de neuf tout neufs ou pas 

***

Au matin de la nouvelle année 20 049,

Tous les amis

décident de se rendre sur le Pont Neuf.

A Paris

La Caille, le Bœuf, La Poule et la Perdrix

En Habits tout neuf du dimanche,

se sont réunis.

Bien décidés

à prendre un œuf 

pour profiter, une fois au sommet,

de la plus belle vue au Monde…

C’était sans compter sur cet enfant gourmand, sorti de nulle-part

qui était prêt à faire sauter leur amitié

pour battre des œufs en neige …

Heureusement, le beau bœuf pris les choses en main et l’enfant et lui se transformèrent en héros en chamboulant le quotidien.

 ( Oui d’habitude ne dit-on pas qui vole un œuf vole un bœuf ?)

Là, Tout le monde

nait pas n’œuf qui veut.

mais peut devenir

Œuf de Fabergé,

s’il sait regarder et écouter.

Moralité de mon histoire

Il est bel et bon d’avoir des amis pour ne pas se sentir

comme une omelette a battue

Et  redécouvrir d’ la Vie

tous les trésor enfouis

qu’on ne voit  bien qu’avec « les œufs …

du poussin » tin tin tin!

***

Pourquoi faire du vieux avec du neuf

Quand on est seul sur le doigt de la main ?

Veuf mis à l’index sur la couture

Tu sais piquer dans le vif

A l’ancienne toute nouvelle

Mode éphémère.

Et puisque nous ne serons jamais en l’état

Autant rêver du nécessaire an

Peint de jeunesse décolorée…

Ce neuf à trois dans le fond est au cube ce que la racine carrée est à l’arbre. Ont poussé la chansonnette : Éclaircie, Marjolaine et bibi.

Vol au vent,

Vol au vent,

.

Sans poser son bonnet il

S’élance sous l’aile de l’oiseau

En partance

Nul ne sait où s’en vont ces voyageurs

Sans hasard

Oublieux des cartes et des boussoles

Étourdis d’envol

Ils en oublient même de rester

En mémoire…

.

Dis-moi le vertige de l’apesanteur

L’ivresse de l’ailleurs

Les oiseaux à la fenêtre se grisent

La lune accueille les voyageurs

Les berce dans un halo bleuté

Évanoui le ruisseau s’emmure

Au-delà des prairies assoiffées

Dis-moi l’immensité

La fièvre de l’oubli

.

Je t’explique, c’est important. Pour construire … Il faut la structure …
3 + 2= 5; 5 + 5 = 10 Tu comprends?
Où t’en vas-tu Petit? Mon tout doux, Écoutes-tu ce que je te dis?

Je cours à perdre haleine jusqu’à la Tour pour délivrer l’Amour.
C’est mieux d’écouter le Chant de la Baleine
Que m’expliquiez- vous? Je n’y comprends goutte.

Dis! Ne t’a t’on vraiment rien dit? !
Prends- Garde!…

Je ne vois pas, A quoi?

Mais oui, mais c’est bien sûr, où ai-je la tête …
Un tour de passe-passe et tout disparaît
Un peu de Magie et v’là le Petit qui fait la fête avec les étoiles.

Petit à petit, l’étourdissement s’évapore, et d’un pas léger et moins distrait que j’en ai l’air,
je nage à contre-courant, remontant ainsi le fil de mes pensées …
Où en étions-nous très Cher?
Ah vous vouliez me parler de quelque chose de très important
Mais, qui êtes-vous?
Pourquoi avoir un genou à terre?
J’ai une mélodie en tête … La Maladie d’Amour …
Non je n’ai pas oublié, je suis peut-être distrait
mais Oui je vous dis OUI
Et Vive la Légèreté de la Vie! Ensemble qu’est-ce-que c’est bon!

.

Ce serait un oiseau

Petit et coloré

Un oiseau dans notre tête

Qui serait là quand on le croit ici

Insaisissable rêve

Aussi léger qu’une âme

Emerveillés nous laisserions le réel

Pour contempler l’idéal

Et sa fébrilité infantile

Déposerait en nous

Un joli nid d’insouciance

***

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine, Élisa, sous un titre de Phoenixs vous invitent à vous étourdir à leurs côtés.

Pour 4z, là, toujours

Maria Desmée | À l’infini

À L’INFINI
(extrait)

Parfois la lune éclaire un sourire
Celui que tu m’as confié en partant
Je le dépose sur le bord de la fenêtre
L’histoire s’écrit des deux côtés
Du dehors et du dedans

Dans l’ombre des mots
Je cherche les mots de l’ombre
La lumière débarque
Avec son cortège de couleurs
Se tisse alors une trame
Qui me ramène au rivage

Face à face
L’horizon se dissipe
Il dépose quelque chose d’immense
Comme une flottaison dans l’espace

Main tendue chaleur d’un regard
Et la frontière se dissipe
Trame de mots inonde la parole
Et je peux enfin te dire
Ce qui creuse les falaises ouvertes

Tu me regardes
Me saisis

Je te dois un retour

Nous entrons dans le temps
À grande vitesse

Maria Desmée, « À l’infini » in De quelle nuit, Éditions Henry, Collection La main aux poètes, 2019,

Mousse que terre

Mousquetaires …

Mousse que terre,

Pour être les doigts
Il faut une main
Une main de faire
En acier
Galvanisée par les majeurs
Plutôt que les pouces
Ou les poings
Bref, pour être les doigts
Il faut de la poigne…
**

Un mousquetaire sur la banquise
Noie ses armes dans la neige fondante
Faut-il chercher midi à quatorze heures
Que les capes s’envolent
Que les nappes s’enrôlent
Un coup d’épée dans l’eau réveille les ondines
Les bottes parcourent les lieues
Bien étrange ces lieux
Edmond et Alexandre Louis Pablo Gustave
Rentrent fourbus d’une campagne où les rois sont déchus
**
Chères Mousquetaires de la plume …
**

Levons l’encre, il est encore temps!
Mousse,
Par ton mousqueton suspendu,
Que vois-tu du haut de ta vigie?
Que de l’eau frémissante tout autour
Une tempête grondante se prépare …

Capitaine! Oh Capitaine!
A l’horizon, des Hommes courent
Pour reprendre en main leur vie.
La terre enrichie
les plus audacieux
Que décidons-nous?
Chacun pour soi ou tous pour un?!

Restons unis
Chers amis, n’oublions pas notre serment!
Mousse que taire n’amasse que mousse, s’il n’en n’a que pour sa frimousse.
Ensemble, Mousquetaires, restons les Cinq doigts de la main
Vivons en frères!

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Eclaircie, Elisa et Marjolaine, titre est de Phoenixs

Le voyage fut long,
après la lutte reviendront les jours meilleurs!
D’ici là, Phoenixs, Elisa, Eclaircie et tous les futures-rs lecteurs-trices, tout le meilleur pour cette fin d’année, comme on dit chez moi en Provence je vous souhaite à toutes et tous Un Bon bout d’an jusqu’à l’an qui vient.

Ne pas effacer,

Touche délicate au cœur du miroir

Pour adoucir la marque de temps

Quand au ciel

Tellement nombreuses

Leur absence leur explosion

Ne se distinguent pas dans le spectacle

Enchanteur des nuits de solstice

Où leur couleur heurte encore les mémoires

Je voudrais être ce berger solitaire

Ne se fiant qu’à celle du Nord

Qui m’entraînerait dans ce sommeil

Peuplé de toi

****

De neige, d’été filante

Sur tapis noir jetée au jeu

Des noms savants :

Casserole emmanchée

Cassiopée tête en bas

Oursonne au miel sombre

Tu jettes au passage de l’homme

Ta poussière lointaine

Qui lui rappelle, œil en larmes,

Qu’il ne t’atteindra pas…

***

Et toi le

voyageur

qui marche,

à la lueur

de l’étoile,

de l’aube au couchant,

Je te vois,

hissant la grand voile

direction le Firmament.

Doux rêveur

tu crois

en la force du présent

éclairé par tous les mots

de chaque être rencontré

Sous l’étoile

est né

un nouveau continent

force vive

nommée

LIBERTÉ!

En place et lieu de Pierrot, trois plumes : Eclaircie, bibi et Marjo qui prêtent bien volontiers la leur au voyageur interstellaire.

Pour solde de tout conte

Pour solde de tout conte,

.

Les histoires se racontent aux grands

Enfants blessés

Ebahis et soucieux

Car enfin, comment leur faire avaler

Que la vie fracturée va se recoudre

Au point de bâti ?

S’ils vont ainsi de travers c’est la faute

Au plâtre mis de travers ?

Aux béquilles pas chères ?

Aux rues en jachère ?

Non, c’est la faute aux conteurs

Sans merveilles…

.

Sous les arbres mille fractures anciennes

Accueillent les racines

S’en délectent et se renforcent

L’eau ravie

Ravine ou se fond à l’écorce

Rêvant de la chaleur du ventre

Qu’elle ne parviendra jamais à atteindre

Sous le ciel

Les mots s’enlacent et s’entrechoquent

Naissance d’un langage

À consolider sans cesse

À briser de nouveau

Pour effleurer le sens de l’incroyable

Sur le piton rocheux

Une forme disloquée sera peut-être demain TOI

.

Phoenixs et Éclaircie ont exploré la fracture.

4Z s’impatientait de nous relire….

Les potes dominicaux et leur … Jardin ordinaire,

Les potes dominicaux et leur …

Jardin ordinaire,

Si tu regardes derrière la haie
Entre « chien méchant » et « caméra en éveil »
Le bout de terre privé par nos soins maniaques
Tu verras, peut-être,
Posés sur un pont de ciel
Façon Monet moderne
Une bande de lutins
Qui te diront comment et pourquoi
Ils ont cessé d’aimer Blanche-Neige
Et leurs cousins les nains…

L’Ut In

Un luth au teint vert
a joué une musique envolée
devant un jeune lutin
médusé, ouvert aux nouveautés;
Désireux
d’apprendre
de comprendre
de s’ouvrir
à l’Univers tout entier
voilà notre petit lutin
qui se met en route
pour ne pas s’encrouter
et avoir l’air
In
Sac-à-dos sur l’épaule
Luth en bandoulière dans le dos
le voici prêt à boire le
thym du savoir et de la connaissance
sans perdre de sa quête intérieure
la musicalité d’un
trèfle à quatre feuilles

Le titre vient du lutin de Phoenixs qui commence cette création, Elisa et Eclaircie sont de repos, Kiproko voyage sur le dos d’un lutin volant et Marjolaine termine cette construction estivale avant la reprise et 4Z comme à son habitude veille sur tous les lutins bleus et verts et nous laisse entendre un air de musique, ce soir tout le monde est In comme le luth

Brasses coulées,

Le ciel au comble du bien-être

S’amuse de toutes les étoiles

Virevoltant sans retenue

La lune chatouilleuse s’est retirée dans l’ombre

Où les contingences tombées dans l’oubli

Laissent libre cours aux fantômes rieurs

Le puits n’est plus ce gouffre sombre

Mais une spirale vers les hauteurs imaginées

Je traverse livres et recueils

Certaine de frôler la stupéfaction

Et tous les visages happés par le miroir

Les yeux ouverts ou clos

La fièvre est euphorique la soif éblouissante

Parcelles de présents autrefois embrassés

****

Miss Euphorie à table,

Ramasse les restes des résilients

Rire à demeure conditionne l’air

Il s’en faux

Loin des grises mines de vie mâchée

De travers en long et large

Décousue

Elle reste sourire sur cire

A croire au feu de joie

Intérieur à l’abri des courants

D’ère…

****

Moment éphémère

On rit, on pleure, on vit.

Ce soir, à gorge déployée

Tout se délie. Tous se détendent.

On est bien

Face à la mer, Relax

Un fou-rire nous prend.

Inspiration … Respiration …

On allonge sa colonne vertébrale

Exercice de yoga.

Bonnes sensations communes on a

Et, dans l’Ivresse du Moment

Une Euphorie générale nous gagne

qui nous entraine,

dans une immense explosion de joie,

à poursuivre le voyage intérieur Bien-être – Sourire

vers nos plus beaux horizons aux mille-et-un paysages

Direction:  EUPHORIE!

Rien de mieux pour garder la forme!

Entre deux nages : Éclaircie, bibi et Marjolaine.

Le titre revient à Élisa qui est restée à la mer

Falbalala

***

Falbalala

.

Sur la musique noire sans dentelles

Elle promène ses jambes estivales

En bande

Agitée d’ornementales boucles

Sonnantes et trébuchantes

Elle passe

Sous les yeux teintés des ombres

Que les affaires affairent

Dure

La foule de moiteur et pacotille

Brasse l’air empalé

Gluant

Nos guirlandes lourdes nous achèvent

Au pied du sapin de bitume.

***

À la falabrak fabrique

de la vie

je suis allée

ici et là

.

Où j’ai entendu une chorale

qui chantait en Face

dans une Eglise

au bord de la mer

.

Toutes les dames

de sortie pour l’occasion

avaient de magnifiques falbalas

et discutaient des possibles changements en disant:

« mais oui, avec des Si

tout est permis »

.

et c’est comme cela que

Miss Falbala a quitté son village gaulois

en marchant sur les chemins enSoleillé pour découvrir le vaste monde

en fredonnant une mélodie en fa qui l’a conduite jusque Là

où on peut la rencontrer aujourd’hui.

***

Danse petite, danse

Les couleurs de tes robes

Eclaboussent la scène

Le crépuscule te jalouse les rubans

Ondoyant à tes pieds

Le vent te voudrait nue

Tu lui offres hélices et spirales

Sous les teintes pastel ou criardes

S’essouffle le gris, se dissout le noir

Guenilles d’un temps passé

Pacotille ne voilant jamais l’essentiel

Danse petite, danse, libre et rayonnante

***

Les rubans dans les mains de

Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie

Le beau titre appartient à Phoenixs

Élisa parmi les spectateurs

4z savoure les demi teintes, silencieux mais présent.