Ritourn’elles

Cirque à clique,

.

Sur ton petit cheval

Mécanique

Tourne ton avenir rythmé

Par les cymbales ironiques

De ton acmé

Tu parais au fil du tournis

Tantôt sourire

Tantôt grimace

Selon que l’enfant en face

De toi écoute

La grinçante ritournelle

De votre farce.

*

Dans la rue

Un musicien

tourne la manivelle

d’un orgue de barbarie

.

D’une chanson bien connue,

Il fredonne avec ses amis

l’air du refrain de la vie

.

Au même moment

Des enfants

Dansent la tarentelle

Et reprennent à tue-tête

La ritournelle de l’amitié.

*

Elle rit

Elle tourne

Elle envahit les impasses, les avenues

Et les cerveaux

Pris d’une envie de danser

De s’étourdir et de se griser

Leitmotiv des joies

Des enfants, des manants et des amants

Aile accueillante pour les voyages immobiles

Pour le recueillement, le mouvement

Les souvenirs d’avant la vie

Les sourires gravés sur la portée des jours ravis

*

Un mot.

Un mot comme un oiseau, comme un air léger et doux

Qui logerait dans une chambre du cerveau.

Un mot épanoui aux joues roses de plaisir

Qui tournerait en riant sur des chevaux de bois.

Un mot coloré

Qui laisserait sur la langue un goût de friandise

Et sur la peau la fraîcheur d’un soir d’été.

*

Une ritournelle esquissée par Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie et Élisa.

Que ces mots parviennent à la sensible et douce Plume Bleue.

4Z n’est jamais loin.

Morceau de ciel en frac,


La poésie se niche dans les mots légers.

Ceux qui font lever les yeux vers l’océan bleu de l’été qui s’installe.

Ceux qui donnent au sordide une apparente douceur

Inattendue, fragile.

Ce sont des petites fées, invisibles et sonores.

Seuls les rêveurs, qui comptent sur leurs doigts et mangent sur la lune,

Les aperçoivent parfois.

Petits vagabonds serrés les uns contre les autres sous les jupes d’un pont.

Policiers à vélo en bel habit découpé dans un morceau de ciel

Beaux jours qui reviennent, à tire d’ailes d’oiseaux volant haut sur nos rêves.

****

Tu prends la fenêtre

Tu l’ouvres tôt

Quand tes congénères dorment

Debout

La tête en avant

Tu t’assieds ou t’assois

Comme tu veux

Tu loges près des branches anciennes

Exprès

Pour voir le chant arc en ciel des chœurs

Emplumés

Sans lesquels le monde serait clos

Sur l’assourdissant

Et tu te tais enfin de connaître

Un peu de joie ailée

****

Vous êtes prêts?!

Attachez vos ceintures;

Décollage immédiat

A tire d’ailes …

Direction Liberté

Printemps Eté

le voyage peut enfin commencer!

Pour les petiots

tout est nouveau;

pour les plus anciens

tout reste beau …

sur le chemin retrouvé des vacances

tous les oiseaux

prennent le bateau!

Sur l’Espérance

les Hirondelles

mènent le débat:

aller aux Iles Seychelles

ou aux Canaries?

Pour nos amies demoiselles

tout est permis! du moment qu’on rit avec ses amis!

****

Habillée d’un frac

Les longs voyages sont ton lot

Dis-moi les collines les montagnes les bois et les océans

Les lieux hostiles sans reposoir

Les ciels vides d’insectes

Je me souviens

Enfant

Des joyeuses portées que tu dessinais

Le long du moindre fil suspendu

De tes nids dans l’étable

De tes départs aux airs tristes et de tes retours

Emplissant d’espoir la saison à venir

En compagnes de route : Elisa, bibi, Eclaircie et Marjolaine

Le titre : un peu d’Elisa, un peu d’Eclaircie.

Que ces oiseaux portent leur message à 4Z et Plume bleue

Le chant des sphères

Anaximandre chante

La tête dans le cosmos, les oreilles en sommeil, sa voix glisse sur l’air, en fait ressortir chaque aspérité. Long criaillement que lui seul n’entend pas, son chant dérange, éveille mais ne sauve pas.

 .

Il est trop tôt.

 .

La lune veille sur les secrets de la sphère céleste.

Quelques cailloux en poche, les enfants courent dans leurs rêves sur les étoiles froides qui peuplent l’immensité.

 .

Anaximandre sourit.

*

*
Sphère, hic,

 .

Petite boule rondement menée

Tourne sous tes pas

La direction décline tout axe

Qui perdrait ta marche

A tes côtés, lourde et obscure

Ton espèce t’accompagne

Angles morts surtout

Dans lesquels tu viens buter.

Il te reste l’espace pour aérer tes mouvements

Si tu quittes le manège…

*

S’inscrire

dans l’ère du temps …

Jongler

avec les boules de feu et de massues, sans se faire matraquer…

Sourire

à tous ces gens

qui ne voient qu’une seule chose: se hisser dans la sphère politicoéconomico

et gagner à tout prix et encore gagner on ne sait trop quoi …

Gagner à se faire connaitre ici ou ailleurs, peut-être …

.

Tandis-que l’enfant ou l’artiste

questionne, interroge, construit

cherche à partir du sable à dessiner                               

une nouvelle piste, un autre  univers;

à  créer un chemin dans cette sphère sociale

aux multiples visages, intersidéral …

Cherche à sculpter dans la glaise ou la glace

la sphère

qui rendra à chacun sa place

dans l’univers

.

Et où tous ensemble, on sera enfin à l’aise

*

Minuscule point à l’horizon

L’œil le distingue à peine

Avant qu’insensiblement il se rapproche

Se teinte

S’anime de musique et de mouvements

Pour éclater dans la splendeur d’un feu d’artifice

Et finalement se perdre dans un lointain incertain

Entraînant la sphère terre à son chaos d’origine

*

Avec les voix de

Élisa,

Phoenixs,

Marjolaine

Éclaircie

*

Et celle absente mais bienveillante de 4z2a84

*

Kiproko n’est pas loin.

Cloche, ton

Dans les mains du saintier, rugueuses, couvertes de lignes abruptes, la douceur de courbes imaginaires.

L’oreille bourdonne, hantée par les époques enchevêtrées.

Marcheur infatigable, il dessine en dormant la forme des sons qui lui survivront.

Ce jour, encore ensommeillé, les oiseaux chantent comme s’ils remerciaient la nuit de laisser place à la lumière, une fois encore. Tout à l’heure, d’autres voix que les leurs, des voix d’airain, de fer, de fonte ou d’acier s’envoleront dans les airs, rendant grâce à celui qui, jadis, les fit naître.

Alors, un nouveau peut-être s’ouvrira, paisible, et déposera d’inédites couleurs dans le grand livre des temps.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Quelque chose de travers sur le fil ?
L’équilibre instable balance
Vent faible dans les voiles
Le monde est écrasant posé
Sur le fléau
Comment ne pas chanceler
Quand le sens à nu
S’est affalé ?
Quelque chose de travers sur le fil
Décousu du peu…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

La chapelle engloutie laisse émerger
Un tintement lointain et sourd
La dune de sable ou d’eau retient son souffle
Que l’homme apeuré fouille au plus profond de son chant
Pour bâtir la tour imaginaire
Dont nul son parasite autre que sa voix
Ne viendra brouiller le recueillement
Ni n’aveuglera plus le marcheur solitaire
Dans l’escalier en spirales usé par les cris impuissants

°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Dans la cour de l’école
un enfant
saute à cloche-pied …
perdu dans ses pensées
il se questionne …
Dans le loin
on entend le son d’une cloche
qui résonne …
c’est l’air du renouveau
qui vient chambouler
le Monde…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Par ordre d’apparition dans ce ciel musical étoilé: Elisa, Phoenixs, Eclaircie, Marjolaine et Kiproko qui vient écouter et 4Z qui n’est pas loin.

Le titre vient de Phoenixs.

Apparaître,


Au centre du mur en pierres inégales

Un trou

Pas vraiment rond

Non plus carré

Où pourrait se glisser le jour

S’il apparaissait

La nuit si elle avait un sens

Cependant que mille passants

A l’endroit

Comme à l’envers

Ont renvoyé l’écho de leur présence

Sans un regard vers la fenêtre embryonnaire

***

La petite sirène dans le froid

Jette l’or de l’hiver devant elle

La vision s’allume de rêves chauds

Pendant que l’eau se referme caveau bleu

Sarcophage

Les regards n’ouvrent rien d’autre

Sur l’insensée solitude des voyants

***


 » Feunaitre »

Feu naitre…

Curieux mélange

de chaleur

et de repli

qui permet

à celui

qui le souhaite

d’observer

sans être vu

de se glisser

dans la peau de l’agent secret

ou de laisser entrer

cette petite lueur

qui vient d’apparaître

Feu, n’être

pas encore mort-vivant

mais bien ce jeune premier

qui n’a de cesse

de chanter de

fenêtre à cour

pour éblouir sa dulcinée

Fenêtre amie

laissons pénétrer la lumière

pour que la vie

soit plus belle du dedans

de l’extérieur

tout simplement

À l’ombre d’avril,

***

Nous marchons sous le zénith noir

Des ailes brisées

Certains se perdent en vol

D’autres en mer lointaine

Quand nous arrivons quelque part

Quelqu’un part ailleurs

Nous croisons nos routes effilochées

Sans un signe demain

Enfoui dans l’ombre avale nos errances

Au soleil des oublis

Et le sentier s’éloigne qui promettait un sens

Au sable…

***

Le regard ombré de la nuit

Protège les secrets des greniers

Sous la poussière inévitable

La lune prend le temps de lire

Les derniers cahiers laissés

Un soir d’été trop chaud

À la lisière de l’aube et du jour

Les esprits s’enlacent

S’épousent et se séparent

Laissant le silence exprimer la lumière

***

La nuit, tous les chats sont gris, et pourtant

A l’ombre d’un sombrero

Un café à la main, dans l’aurore matinale éclairée

Par une grande lueur de lucidité, tout parait moins sombre

Au final.

Un coin de sourire et l’ombre au tableau s’évapore

Qui laisse la place au mystère de la Vie

Qui se réjouit d’être selon les instants

Mi- ombre, mi- lumière

Toujours en présence, en frère.

***

Sous un titre de Phoenixs, nous débutons Avril en ombre et lumière grâce aux plumes de :

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Trot vite, scie

Tout va cruche d’argile
A l’eau croupie
Se remplir des restes oubliés
D’un fleuve malade
Qui a semé les eaux troubles
Sur ces terres fanées ?
D’aller un trot d’enfer
La barque s’est rompue
Et notre voyage noyé
Flotte sous l’écume des marécages.

…………..

Et si
Mais si
Comme miracle
Tu suspendais le galop frénétique
De tout ce courant d’air
Où se mêlent les écritures
Qui se superposent
 
Freiner la marche
Dans l’infinie tendresse meurtrie
Où l’instant se déchire
 
Ne pas emprunter la pente raide
Du grand sablier
Et te la couler douce
Sous l’asservissement de ce qui presse
Ta bouée de naufrageuse
Autour du cœur
 
Dans le jardin de crocus
Que le soleil embrasse
Clochettes de printemps
Qui sonnent l’espoir
Par les temps qui courent
 
Dans la déferlante
Tracer sur la toile
La couleur d’un sourire
Le présent si vite dépassé
Déjà dans la mémoire
Repousser les marées
Inverser la place des étoiles
Déplacer les nuages
Souffler sur la blessure
Et traverser le ru
 
Parfois, s’en remettre au hasard
Lorsque tout va trop vite
Sentir la corde sous tes doigts
Lorsque la main du vent
Soulève tes cheveux
 
Et si
Mais si
Comme miracle…
Tu ne perdais rien
Dans ce va qui s’éloigne 
…….

Le vent absorbe la pluie, les nuages et les chapeaux

Les fumées s’engouffrent dans les cheminées

Sur des toits aux charpentes apparentes

Le petit tente désespérément de rejoindre

Le sein de sa mère, son ventre chaud, douillet

Le temps ne s’explique pas cette farouche envie

De le stopper dans sa course régulière

Lui qui admire toutes les teintes des saisons

Sans voir la peur s’afficher sur le visage

Des coureurs fuyant l’avenir ou cet hier enfui trop vite

……..

Tout va trop vite

Et si…

Ce matin

La Ronde

du Monde

Tournait

au Ralenti

Je vois d’ici

toutes les ondes

s’affolant

en s’demandant

si les gens

n’sont pas tombés

malade gravement…

Dès qu’on cesse

de courir

contre le vent

on n’est plus

de son temps

Et pourtant …

C’est au moment où

on lâche-prise

vraiment

qu’on se sent

bien vivant,

plus léger

que le vent

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjolaine, et Elisa qui prend le temps de regarder ce qu’il se passe, à qui on transmet une pensée amicale.

Belle semaine!


 














………….


Tout va cruche d’argile

A l’eau croupie

Se remplir des restes oubliés

D’un fleuve malade

Qui a semé les eaux troubles

Sur ces terres fanées ?

D’aller un trot d’enfer

La barque s’est rompue

Et notre voyage noyé

Flotte sous l’écume des marécages.

………….

Tout va cruche d’argile

A l’eau croupie

Se remplir des restes oubliés

D’un fleuve malade

Qui a semé les eaux troubles

Sur ces terres fanées ?

D’aller un trot d’enfer

La barque s’est rompue

Et notre voyage noyé

Flotte sous l’écume des marécages.

………….

Et si

Mais si

Comme miracle

Tu suspendais le galop frénétique

De tout ce courant d’air

Où se mêlent les écritures

Qui se superposent

Freiner la marche

Dans l’infinie tendresse meurtrie

Où l’instant se déchire

Ne pas emprunter la pente raide

Du grand sablier

Et te la couler douce

Sous l’asservissement de ce qui presse

Ta bouée de naufrageuse

Autour du cœur

Dans le jardin de crocus

Que le soleil embrasse

Clochettes de printemps

Qui sonnent l’espoir

Par les temps qui courent

Dans la déferlante

Tracer sur la toile

La couleur d’un sourire

Le présent si vite dépassé

Déjà dans la mémoire

Repousser les marées

Inverser la place des étoiles

Déplacer les nuages

Souffler sur la blessure

Et traverser le ru

Parfois, s’en remettre au hasard

Lorsque tout va trop vite

Sentir la corde sous tes doigts

Lorsque la main du vent

Soulève tes cheveux

Et si

Mais si

Comme miracle…

Tu ne perdais rien

Dans ce va qui s’éloigne

……..

Le vent absorbe la pluie, les nuages et les chapeaux

Les fumées s’engouffrent dans les cheminées

Sur des toits aux charpentes apparentes

Le petit tente désespérément de rejoindre

Le sein de sa mère, son ventre chaud, douillet

Le temps ne s’explique pas cette farouche envie

De le stopper dans sa course régulière

Lui qui admire toutes les teintes des saisons

Sans voir la peur s’afficher sur le visage

Des coureurs fuyant l’avenir ou cet hier enfui trop vite

……..

Tout va trop vite

Et si…

Ce matin

La Ronde

du Monde

Tournait

au Ralenti

Je vois d’ici

toutes les ondes

s’affolant

en s’demandant

si les gens

n’seraient pas tombés

malade gravement…

Dès qu’on cesse

de courir

contre le vent

on n’est plus

de son temps

Et pourtant …

C’est au moment où

on lâche-prise

vraiment

qu’on se sent

bien vivant,

plus léger

que le vent

Par ordre d’apparition, Phoenixs, Plume Bleue, Eclaircie, Marjolaine, et Elisa qui prend le temps de regarder ce qu’il se passe, à qui on transmet une pensée amicale.

Belle semaine!

Les visages hasardeux,

Parfois

Tout plein de pluie

Le ciel nous lasse

Comme un artiste peintre

Qui s’emmêle les pinceaux

Diluant son bleu

Lavant son plein d’évidence

.

 Alors tout s’éparpille

Laissant la place vide

Jusqu’au bord de la marge

Derrière des camaïeux gris

La lumière se camoufle

Impénétrable ennui

Que l’on mâche

Sourire désolé

Que rien ne viendra distraire

Friche et broussailles

Qu’aucun vent ne soulève

Perplexe balancement

Sur la ligne de flottaison

Stérile attente

De l’éclosion

Où s’insinue l’ancolie mauve

Sur le chemin déserté

Battement

Soupir

Soupir

Battement

Comme un jour vide

Qui rumine le temps

****

En nuit,

Tu dors, debout près de la fenêtre close

Le jour s’essuie les mains au torchon de la vie

Les vitres mouchetées dérobent aux silhouettes

Un genre, quelque chose à quoi se raccrocher

On joue dehors, les cris te rappellent au silence

Enrobé de fadeur

Pourtant, tu sais bien qu’il est indispensable

Ce petit costume gris

Il te permet d’endosser, parfois, un habit de lumière

Pour endormir tes ombres…

****


Un épais brouillard masque toute image

Tout geste et toute parole

Seuls les yeux transparaissent

Vides, creux, éteints

Les sommets bien trop hauts

Les balbutiements hasardeux

Ajoutent au poids de cette gangue

Que rien ne brise

Un impact imprévu pour pulvériser

Ce tant de gris lui fera aimer enfin le gris

****

Un  seul mot d’ordre

Il faut

chasser l’ennui

de nos vies.

Tout est bon

pour le rêveur

qui, cent nuits

passées à créer,

ne peut se résoudre

à parler du bonheur,

moment intime de grâce

dont on en s’en nuit le visage,

finalement,

en nuits,

tout est possible.

Et c’est ainsi que

De cet en-nuit ami

naitra la beauté.

***

Dans l’ordre de publication : Plume bleue, bibi, Eclaircie et Marjolaine.

Elisa vient quand elle veut.

4Z nous suit du bout de sa lune.

(Mise en page et présentation par Phoenix, empêchée de publier)

Pierre qui mousse,

Elle déroule ses éclats, flac, flac

Le long de la pente sèche

Seule sans contretemps

Le ciel dort sur ses deux mystères

Pendant qu’elle suit sa route vagabonde

C’est elle qui t’empêchera de courir

Au creux du talon

Quand elle viendra se blottir

Dans ton soulier

Défait…

***

Au cœur de la pierre hier est gravé

Immobile et silencieux

Dans l’attente d’un sursaut de la montagne

Pour révéler le message

Au tailleur infatigable cherchant la clé

De cette musique inaudible

Qui entoure tous les départs

***

Pierre, dit Pierrot la lune pour les intimes,

jeune mousse de son état,

dût quitter sa terre natale.

Il n’avait pas un cœur de pierre

et une larme c’est fatal

coula jusqu’au parterre ( de fleurs). 

.

Sa route était longue

A chaque croisement,

notre ami se posait

et tout au long du chemin

ses pensées se glissaient en perle de

 rosée dans le verre de chaque petit caillou poli

qu’il croisait.

.

Un matin

il s’entendit appeler plus fort que les autres matins.

il perçut une once de désespoir

de la roche elle-même.

Emmène-moi avec toi

murmura-elle

ne permet-pas qu’on m’exploite.

.

C’est ainsi que Pierre le jeune mousse

et le petit caillou ont roulé

ensemble assez longtemps

jusqu’à ne faire qu’un.

C’est pour cela que depuis, lorsque on est au bord de l’eau,

un peu à l’ombre du soleil du matin,

on peut cueillir

la joie de la Rosée

qui vient se nicher

Là où on ne l’attend pas …

dans une bonne mousse de Maitre Pierre.

***

Le titre nous vient de Phoenixs et la composition revient à

Phoenixs, Éclaircie, Marjolaine

Cailloux dans la lune,

Il jette des miettes dans le sable

Elle se jette à l’eau

Ils regardent les passants heurter les écrans pâles

Elle lance une bouteille sms

Il efface les messages inconnus

Ils pianotent en zigzaguant

Sur la longue route poussiéreuse

Leurs pas ne laissent

Rien…

***

Rien,

n’est pas 

complètement inexistant.

Puisque dès qu’on l’évoque

Son absence se fait ressentir.

Invariablement

on va parler de ce rien qui nous manque

et qui fait un tout.

C’est 

Tout ou rien! 

me direz-vous

et pourtant…

Lorsque rien de grave 

ne se produit 

Immédiatement

nous voici rassurés.

D’un autre côté…

 Ces p’tits riens,

silences pleins de liens

qui font toute la différence

nous rappellent 

que du Rien 

nait toujours une étincelle

Il nous appartient alors

sans nous nier,

tout en pudeur,

de faire parler 

ces petits riens 

qui nous construisent

pour avancer, tout en douceur, du néant à la lumière.

***

Un imperceptible petit rien

Envahit les bois et les champs

Nulle différence aux yeux du simple passant

Mais les oiseaux le savent

De même tous ceux qui sont partis

Hier ou bien avant vers un néant plus vaste

Une onde relie ici et là-bas

Chargée d’une musique d’eau

D’air et de terre

Pour apprécier toutes ses nuances

On sourit aux enfants et les invite dans les prés

***

Un petit rien

Qui revient

Un basculement

A peine perceptible

Un je ne sais quoi

Qui soulève l’âme

Et rend ton pas léger

Un petit rien

Qui zigzague entre les nuages

***

Le titre appartient à Phoenixs

Les auteurs : Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie, kiproko.