Hippocampe des bulles

Aux lèvres des jours

Verte moussue aux bulles translucides

Flocon sans hiver

Solide et dure dans ses fourneaux

Lorsque dans le chaudron l’hydromel

Ferme fermeur fermenté 

L’animal retrouvera son chemin

Et moi

Celui de la mer

***


Dans la brume

matinale

Tout s’agite.

Au final

seul le Vent

sort gagnant

de cette tempête

dans un verre d’eau,

de cette course à cheval

vers la Grande Ourse

J’ai beau danser, chanter,

braver tous les dangers,

écumer tous les pubs du quartier,

je n’ai pas encore

trouvé

le filtre pour enlever

de la mer agitée

la bave mousseuse

qui s’infiltre

lorsque tout va mal

Heureusement

mon hippocampe

n’est pas loin,

il m’emmène sur son dos

bien au delà le venin des vilains

et c’est tout en douceur

que j’arrive enfin, au petit matin

avec tout mon équipage, amis de toujours,

au Pays des 1001 couleurs.

Terminée cette nuit de cauchemars 

Plein Soleil,

toutes voiles dehors vers des jours meilleurs sur

l’ Écume des Mers!

***

Ecumoire,

Passe passe la mousse

S’échappe de plomb

Rendue au vent

Encore de hasard

Ourlée de riens elle cause

Voyages de paille

Sans trop savoir si elle demeure

Fille d’une vague mourante

Ou vivante d’avenir…

Sur leurs coques de noix : Eclaircie, Marjolaine et bibi. La mer est retrouvée mais qu’en sera-t-il de son écume ?

Le titre est cousu main par Éclaircie et Marjolaine

Aux passants

J’ai toujours aimé les maths, 4z2a84 pas trop. Alors les statistiques, vous pensez ! Je sais donc que vous êtes nombreux et fidèles.

Je remercie et les animateurs vivants (ou pas)de ce blog avec moi, je remercie donc, tous qui passez nous voir.

Même sans laisser de trace, de commentaires. D’où que vous arriviez, lieu géographique ou site ou encore réseaux sociaux je sais que nous avons raison de poursuivre.

Éclaircie et avec moi les habitués : Phoenixs, Marjolaine, Élisa, Kiproko.

4z2a84 se moquait bien de la notoriété mais appréciait la poésie, la littérature, l’amitié aussi sans l’avouer. Il ne se serait pas trop joint à nous pour dire merci mais m’aurait laissé l’inclure dans les remerciements, je crois.

Rideau d’horizon

Rideau,

*

Tire donc le jour élastique

Loin des fermetures blanches

Qui bouchent tes sourires

Endiguent le flot du regard

Clôture ton visage

En énigme peureuse

Et vois derrière la toile crue

Le peintre à l’ouvrage

Qui dessine pour toi

L’envers de ton décor…

*

Ce matin

je change de direction

Ni droite, ni gauche

je m’élève,

prenant une autre route

pour retrouver l’essence

Ciel! Que cette respiration fait du bien!

Être en contemplation

devant le battement d’ailes du papi

On ira,

Naviguant sur les flots

à la rencontre

de cet horizon nouveau

qui est si lointain et si proche à la fois

Tout dépend

des yeux qu’on a dans le cœur

s’ils sont rieux ou en pleurs …

Notre Histoire se modifie

au gré d’un point de repère

qu’on se fixe sur l’horizon

avant d’se faire une majestueuse pause déjeuner

Face à la Méditerranée

avec l’Amour de Sa Vie

*

Oh !

Deux lettres émanant d’une bouche arrondie, légères, soufflées jusqu’au crépuscule. Lorsque l’air manque aux poumons, lorsque seule cette onomatopée est encore signe de vie.

L’espace s’élargit tant qu’il absorbe le son mais aussi le corps.

Au loin là-bas quelque pleur subsiste ; ou peut-être une plainte ou une mélopée, douce et triste.

À l’horizon de nos espoirs ; rien, encore, pas aujourd’hui, mais cette nuit, demain, plus tard…

***

***

Par Phoenixs, Marjolaine, Éclaircie.

À l’horizon, 4Z2A84, immense artiste altruiste et solitaire, un paradoxe comme il en cultivait tant.

Guêpier de plage

En tête et pied de plage
Empreinte sur la page
À terre au bas du mur
Compter et recompter
À prendre avec aisance
Marin loin des sept lieues
Loin des plats et des flots
Ne pas perdre la face
Caché derrière son masque
Usé jusqu’à la corde
Et marcher sur les mains

……..


Guêpier,

Il ne suffit pas de le prendre
Pour que les jambes à son cou
Portent nos voyages
Qu’il soit triste ou gai
Il reste sans destal
A terre sur les genoux
Pour s’être reçu derrière
Quand devant il brasse le pissenlit
A force de l’avoir cherché
Nos chaussures gisent lasses
Et blessées
De ne l’avoir pas trouvé…
………

J’ai longtemps fait le pied de grue …
Attendant un signe, ce je ne sais quoi …
Rien ni personne n’est jamais venu
pour expliquer que les baignades, c’était partie remise
Seuls quelques goélands et mouettes grises
profitaient encore de l’Océan.

Sinon quelques sobriquets d’anciens et de jeunes gens racontaient
à qui voulait bien l’entendre des histoires à dormir debout de bêtes et de pieds …
J’ai failli mettre les pieds dans le plat
en parlant de mon projet.
J’avais beau dire que je n’y mettrais plus les pieds,
c’était bon tout de même d’y songer

J’étais à mille lieues de croire cela possible …
Pourtant si on met un pied devant l’autre et qu’on marche
sans lever le pied,
en mettant les bouchées doubles,
en faisant des pieds et des mains
pour gagner du terrain
en travaillant ensemble d’arrache-pied
on peut l’atteindre notre Himalaya

Le temps est venu
fini les autorisations
J’ai fait un pied de nez
à tous les policiers
et bras-dessus, bras-dessous
enfin, on a pu s’embrasser
s’ retrouver
dans notre pied-à-terre
pour l’Apéro, dans notre maison de plein pied au bord de l’eau
Et ÇA, C’est vraiment le pied!

Par ordre d’apparition Éclaircie, Phoenix et Marjolaine, Elisa et Plume Bleue attachent leurs souliers
et 4Z indique le meilleur chemin à suivre avant de se mettre en route.

Le titre est inspiré par Phoenix et Eclaircie

Bonne semaine Mesdames avant le déconfinement!

Visages des couverts,

Carnaval permanent dans un printemps muselé

Les défilés s’étirent et se prolongent

Sous un ciel étonné des couleurs de l’aube

Les forêts disparues crépitent entre les cendres

Douleur et joie s’entremêlent

Puis cèdent la place à la stupeur

Devant les spectres de blancs vêtus

Haut les masques !

Le monde à visage découvert

Est à réinventer avant le crépuscule

***

Mosaïque

Tout est morcelé

parcellé.

On voit

sans être vu

on se sent

à l’abris

Derrière son Loup

Ni vu, ni reconnu

on marche

Incognito!

Du Mime Marceau

au Clown Blanc

Une deuxième identité

nous colle à la peau.

Vie sage sans visage

Tous se dévisage

Qui est qui?

On ne le sait plus.

Expression figée

de ce double

qui n’est pas Nous.

Carnaval

des Temps Modernes

Chacun

déambule

son masque à la Main.

Les Plumes reprennent leur envol et leurs écrits

L’heure du déconfinement, enfin retentit!

Les chants et les ris

sont à nouveau de la partie

Haut les cœurs et Bas les Masques!

***

Peau de fer,

Sous l’acier le tissu plié

En quatre

Comme un rire élastique

Collé

Aux oreilles pressées

Se fend l’humaine

Face et attrape…

Trois voix au balcon des mots : Éclaircie, Marjo et bibi, sans compter les absents loin devant qui vont sans visa

Dans le vestibule

Vesses tiges,

 .

Alignés en coton, fil de faire, loup d’occase

Ils restent immobiles, figés à pas lents

En files interminables

Le mot rare suspendu dans le postillon

Caché

Ils offrent à la rue jonchée

La colonne vertébrée sur tige

De l’attente vessarde

D’une ligne éclectique sans courant

Temps coroné

Sans couronne…

*

L’arbre, la fleur, le papillon,

Quelques gouttes de pluie tapis dans nos mémoires.

Devant nos yeux les murs se lézardent

Sous les semelles la poussière du chemin

Masque des pans entiers de nos villes

Mais aussi les mains ouvertes pour offrir

Englouties nos tours et cathédrales

Existe-t-il un futur pour fouiller

Et retrouver la trace aux confins des béances

*

Dans le vestibule

de la vie

me voilà en contemplation

Je questionne

Je me pose, je réfléchis.

 .

Qu’en est-il

de notre Histoire?

Que sont devenus

les meubles du Salon

qu’on aimait tant?!

 .

En regardant

d’un peu plus près

J’entends une mélodie

qui vient sonner

à mon oreille

 .

l’heure de la reconstruction.

Que l’empreinte

de notre passage ne soit pas vaine.

Chacun se met en route

Main par la main on s’entraine

 .

Pour redonner un nom

aux Vestiges de Notre Histoire

En trait d’union,  Recomposons

notre Humanité retrouvée.

 .

Dans le vestibule, ce matin

en voyant tout le chemin parcouru

Je respire et souris à la Vie

*

Par Phoenixs, Éclaircie et Marjolaine. Le titre inspiré de Majolaine.

Kiproko au retour apprécié la semaine dernière, Élisa nous rejoindront quand elles pourront.

4Z dans nos pensées ne s’éloigne pas de sa tour.

Et poustouflant

Il peste dans ses pantoufles
Trop larges
Qu’il sème sur la moquette
Rase
Le souffle court il court après l’une
Tandis que l’autre le nargue
Sous le buffet
Encore étonnée de ne lui point voir
De chaussettes rayées au pied
Comme se dérange le temps dans les cintres
Il claque dehors un vent mauvais
Qui contraint les chemises en veste
A rester au placard
Sur les vernies semelles endormies
A leur encolure…
……….. qui se cache derrière A

À court de souffle le vent s’enchaîne
Aux mâts et cheminées
Guettant l’inouï de la moindre particule
De vie
Quand les yeux écarquillés
Les somnambules défilent
Dans un carnaval depuis longtemps silencieux
Les oiseaux s’étonnent des quartiers libres
Et des pans de murs défaits
Sous la voûte obscure de nos lendemains
…………… qui se cache derrière B

Dans la trame du jour
L’homme de faille
Sous ses apparences
Dissimule sa figure incontournable
Sans fard, ni masque

À chaque pas
Son chapeau se soulève
Il en sort une nuée de pensées
« Epoustouflant » s’exclame t-il
Puis, bras en croix,
Ombre qui s’étire
Il disparaît dans le soir qui titube

« Prudence » dit le sage
Seules les illusions perdurent
Dans l’éventail du papillon

Les fleurs parlent de guerre
Et racontent l’oubli du renouveau

Quel est ce chant au loin
Qui gonfle la voile
Sur le miroir des vivants ?

« Abracadabra » dit l’espoir
À cheval sur la boîte de pandore
…………. qui se cache derrière C

Eh tu viens ?
On va se promener
Eh, tu viens?
On va se baigner?
Mais non je n’ai pas le temps
Tu sais bien ce n’est pas pour le moment
Aujourd’hui, il est question
de laisser le Soleil se reposer, bronzer

C’est pas un peu époustouflant cette histoire-là?
Que la mer prenne le temps de faire la grève,
de mémoire d’éléphant, ça ne s’était jamais vu!

Pour sûr que c’est unique
de 05 à 08 ,
Nous vous proposons:
Concert d’Oiseaux
spéciale dédicace
Pour La Nature!
Que tout renaisse encore plus beau, plus fort

Et que vivent
plus beaux encore …

les bains de minuit en été
l’odeur du jasmin
Ivre de Vie
de la magie d’une chanson
d’un partage, d’un concert, d’un rayon de soleil de mer sur la peau,
de la Course de la Grande Ourse dans l’alignement des planètes

C’est cette pleine Nature en Santé qui reste époustouflante

Alors préservons-là à jamais
Dès demain, on reprendra le chemin

……. qui se cache derrière D

Une auteure- spectatrice amie vient danser sur les premiers vers ( qui est-elle?),
tandis-que 4 Z attend au clair de lune que la création collective soit enfin sur le site de Poésie Fertile

Les rambardes du ciel,

Aubades et sérénades s’agrippent aux rambardes

Rues et chemins rendus au silence

Sur les façades tant de sourires lointains

Garde-corps et garde-fous

Spectacles sans spectateurs

Une foule de mots s’échappe

Quand lune et soleil indifférents

Étendent les ombres ou les écrasent

Afin que de chaque balcon

Le voyage se poursuive et vive le printemps

***

Vue sur ciel,

Petits yeux lumineux, lointains

Clignotent morse indéchiffrable

Pourtant reconnu.

Au claquement des paumes

Répondent les cris joyeux

Des enfants à casserole

Musique troubadour des nouveaux

Jours

Nul ne sait quelle Juliette se penchera

Aux étoiles

Dans ces nuits enfermées…

***

Au bal, qu’on

se le dise …

Il y aura du monde

Ce soir.

Nous y retrouverons,

chacun déambulant à sa guise,

au parterre ou au poulailler,

tous les amis qui,

A l’amitié et à la Vie

seront venus boire.

En ces temps éclairés

Dans ce Printemps qui renait

Nous sommes venus festoyer,

tels des feuilles sur la même branche,

nous nous serrons pour danser toute la nuit

Et, sur ce balcon, dans un élan partagé de rendez-vous galant, à la Cyrano,

nous nous trouvons aux premières loges

pour apprécier, de la rue, la musique qui monte

et au clair de lune, s’embrasser

Se crée

Se crée,

L’agapanthe sous l’arbre de Judée

Rose bleue à l’ombre

Le tilleul épanoui lançant ses derniers

Feux

L’allée granit à la pointe du pied

Nu

Libre de jouer marelle

Près du ciel inventé

Tout se tait à présent

Sauf en mémoire

Où se tournent les images

Tournesols vivants…

***

Anfractuosité au cœur de l’arbre

Trou à rat

Souricière ou bien halo de lumière lointaine

Autant de voies secrètes

Alors qu’il nous reste le refuge relié

Pour rejoindre Alice

Et taire à tous

Le chemin qui s’écourte

***

Pour les grands enfants que nous sommes restés

C’est bien connu,

les lapins sortent à Pâques

et vont danser et se cacher

dans nos jardins.

.

Cette information

bien que jalousement bien gardé, hi hi hi!!!

Par les petits du Monde Entier

revient chaque année

comme un magique refrain.

.

C’est les Cloches qui amènent

poules, lapins et cloches en chocolat …

Alors ce soir, pour tous les amis

amoureux des jolies traditions,

nous voilà réunis! Il est temps

.

L’heure est venue de lever le voile

sur le mystère le mieux gardé de tous les temps, à savoir:

le Secret de polichinelle de toute cette basse-cour

qui arrive dans les cours et jardins des enfants, pour le plaisir de tous,

chaque année au même moment, sans une égratignure et si discrètement!

.

Oui mais comment? me diriez-vous! Là est toute la question qui reste posée par les scientifiques et poètes ici présents?!

.

Je ne peux vous donner qu’un seul élément de réponse pour éclaircir ce mystère, c’est grâce à la complicité des grands-parents et de leur amour pour nous que ce fabuleux secret de polichinelle de la Cloche peut continuer à se perpétrer pour le bonheur de tous …

Alors chhutttt, je vous en prie, pour Le merveilleux, Hip Hip Hip  Hourra!

Continuons de le perpétrer longtemps encore …

Composé par Phoenixs à qui nous devons le magnifique titre, Éclaircie et Marjolaine

Élisa proche de nous

4z omniprésent 

 

Mets ta morphose

Une ondulation étrange s’empare du tronc
Relayée par des vibrations au sol
Le pan de la colline s’ébroue
Poissons et papillons s’élancent vers
Le seul nuage présent
Les murs se teintent de rouge vif
Et de la cheminée apparaît
L’être enfoui depuis toujours
Celui qui chuchote aux bûches dans la flamme
Celui que l’on voit les yeux enfin ouverts

*** ***
Mets ta morphose,

Dans ta poche, quelque part
Sous le mouchoir
A l’abri peut-elle grandir ?
Devenir autre que toi ?
Certain répondrait cloporte
Un autre mystère
Patiente, tu verras bien
En fouillant qu’il n’y avait
Rien à voir…
*** ***

Il est l’heure
du vol bleu
des rêves oranges
il est temps
de faire un vœux
avant de se nicher dans la grange
demain sera un jour nouveau
avant de tomber dans les bras de Morphée
je vous parle d’art
sans quoi la vie ne serait que peu de chose
parfois pour aller vers demain
on doit laisser quelques doses
de ses rêves au placard
Ce matin je lèverai le poing
pour redire mon espoir
de transformer la lutte
en réelle métamorphose
d’une envolée vers des jours meilleurs.

Par ordre d’apparition de cette artistique métamorphose: Éclaircie, Phoenixs et Marjolaine puis Elisa Plume Bleue et 4Z veillent