Ses beautés laissé choir,

Désert

On le traverse on s’y noie

Et l’on découvre en soi

Les grains de sable et les insectes

Les rampants et le soleil

Le souvenir de l’eau témoin de vie

Sous la plage le pavé palpitant de ces êtres

Cette fille aux yeux si grands

Qui a choisi le nom « Désert »

Pour endiguer sa peur de trop aimer

Et d’éloigner comme sous la bourrasque

La moindre de parcelle de dune

Abritant l’essentiel des cellules amies.


Ses beautés laissé choir,

Cherche sous le sable les pétales

Oubliés

Prince pieds nus sur la dune

Creuse en vain

La rose des vents s’effrite

Pétrifiée par Méduse

A se regarder dans le blanc du vide

La poussière l’emporte

Et tu traînes tes rêves usés

Au large des oasis

Appelant sans voix

Ta fleur d’orage sombre…

.

Au milieu de Nulle-part

se tient

ce petit havre de Paix,

placé sous le signe de la Rose.

.

Pour le découvrir

il faut avoir un bon coup

d’crayon et un peu d’imagination.

.

Et lorsqu’on est bien

réveillé

il est temps de répondre

à l’enfant qui est en Nous.

.

Il se pose en mode

Questions questions!

Pourquoi ?… Comment ?…. Et puis pourquoi ça et pas ça ?…

.

La plus belle des réponses

Un silence plein

dans cette extraordinaire Roseraie, au milieu du Désert,

où tout devient possible, si on sait regarder.

.

Alors, de grain de sable en grain de folie

déposés par l’Harmonie du Vent, faire que chaque expérience

ouvre et œuvre grand le chemin vers la connaissance

.

Tout en plongeant avec force dans ce que nous sommes,

Au Présent du balbutiement de notre Histoire à toutes…

Quoi de mieux que de partir ensemble « A la recherche d’un excellent dessert à partager

dans la plus belle oasis du désert du Sahara ? »

.

Les empreintes dans le sable sont de :

Éclaircie,

Phoenixs,

Marjolaine

Le titre revient à Phoenixs

Les lectrices :

Kiproko et Élisa

Le début du chemin

5 ! 4 ! 3 ! 2 ! 1 !

Et voilà ! Ça y est !

La magie de Noël est passée

dans toutes les maisonnées;

maintenant tout est prêt !…


A qui sait tendre l’oreille,

ouvrir les fenêtres des merveilles,

tout commence…

Par un sourire

Cadeau de la Vie qui peut tout changer

si on prend

simplement le temps

de le cueillir

avant de l’relancer

comme un paquet surprise

en direction de l’Univers Tout entier !

C’est ainsi

Notre Belle Destinée

commence un premier

pour le meilleur et le meilleur.

Alors, Santé !


Sans être trop saoul,

en ce nouveau commencement,

avec un petit sou

en poche

et une grande Poche de Rires Multicolores

tout peut changer positivement

si on prend l’temps de respirer, de regarder, de s’parler…


En route pour 2020,

Je nous invite

à voyager léger

en gardant dans le creux de la main et du cœur

cette belle bulle

de Bonheur à partager

à chaque avancée

Alors,

pour que cet enchantement soit complet,

je propose

un bain

en Méditerranée

en compagnie

des Mouettes Rieuses,

qui, comme chacun sait ou pas,

dans cette vie,

nous donnent à rêver

ce qu’il y a de meilleur


Pour la Vie

C’est ensemble

que tout commence,

alors, on s’lance ?

Vive les Couleurs

…………….

Tisseur de toile,

Le premier fil se pose

L’air de rien

Sans y toucher se glisse

De feuille en feuille

A l’aube ou au crépuscule

Quelle importance

Il est

Sans raison précise

Un début à sa fin

Une fin à son début

Quelle importance

Il est

A venir…

………..

Le début du chemin

Primevères aux feuilles de velours

Nid d’hirondelles où piaille la joie

Louanges d’un passereau à ta fenêtre

Ta porte ouverte à tous les vents chantants

.

L’orée t’offre le sentier ruisselant de sève

L’horizon aux bras écartés 

Te dessine une voie sans ruse

La douceur s’allie aux nuages et au ciel

.

Et si rien ne s’efface 

Dans la patience des jours

Du plissement des peines 

De l’écorchure des blessures

Et des heures tristes

.

Au bord de toi

Tout prend racine

Au cœur du souffle

Dans l’envie de vivre

Tout commence en toi

Dans ce surgissement

…………..

Tout commence

Le jour la nuit la saison l’espoir

La peur le soir la faim le noir

Les angles ne sont pas tous morts

Ni les triangles isocèles

Les ronds dans l’eau frémissent

De ricochets et de vie tapie

Les étoiles filantes souvenirs si lointains

De soleils éclatés demain

Et vos sourires portés si haut

Tout commence –re-commence

…………

Un thème parfait pour que je vous présente tous mes vœux.

L’assemblage et le titre reviennent à Kiproko, empêcher de publier,

Un premier cru 2019 sous les plumes de :

Marjolaine, Phoenixs, Kiproko, Éclaircie.

Élisa en pointillé.

Et bien sûr 4z dans nos pensées.

La foire volatile ou la folle traversée

La foire volatile,


Ici, on vend tout
Les oiseaux en cage, les pigeons voyageurs
Les migrateurs
Volés en plein ciel qui s’en allaient sans retour
Sans traîner leurs ailes de…
L’oubli
Ici, tout s’achète
Le présent sans avenir comme le passé desséché
Chacun crie sa marchandise
Égosillé du soir perdu
Pendant que le ciel abandonné
Joue de la flûte sans notes
Et se demande ce que sont devenus les  » merveilleux nuages »
Sans billet.
……………………
Dans l’intrigant voyage
Des grands migrateurs
Je serai l’aventurière
Curieuse
Et sans perdre le nord
Je verrai du pays
Battrai la campagne
Je traverserai les océans
Irai par monts et par vaux
Franchirai les montagnes
Pour toucher des yeux
Le détroit de Gibraltar
Et celui du Bosphore
Où s’auréole tout l’or du couchant

Sans fil à la patte
Je tiendrai ma boussole
Tendrement blottie
Sur l’édredon de plumes
Saluant les voyageurs du ciel
Croquant un morceau de soleil
Consolant l’oiseau qui déchante

Et de mon vol au long courrier

A dos de passereau
Peut-être fendre le vertige
Apprivoiser la nuit
Jusqu’au noir le plus profond
Avant que le jour s’écartèle
Et plante sa lumière
Sur un bout de ciel à emprunter

Revenant de l’exquis pèlerinage
Je rapporterai dans ma besace
Tous les secrets des chants ailés
La couleur douce des arcs-en-ciel
Le mystère du croissant de lune
Une parole à tous les vents
Pour cajoler l’âme inconsolée
Des grands départs dont on ne revient pas

…………………………………
Des heures et des heures que mes ailes
Éprouvées par ce long effort
Hésitent à s’immobiliser
Renoncer- renoncer au but
Ne plus souffrir dans chaque parcelle
Du moindre muscle
Quand la tête ne sait plus diriger l’ensemble
Soudain surplomber la mer
Apercevoir cette simple barque
Avec à son bord tant de fourmis apeurées
Se ressaisir alors et poursuivre
Poursuivre cette migration
Offrir le sourire du soulagement d’avoir traversé
Cueillir celui d’un accueil bienveillant
……………………………………

Attachez vos ceintures,
L’heure du Grand départ
a sonné.
C’est un voyage particulier
à la Nils Anderson qui va commencer.
Voyage d’une vie.
Tout le monde est de la traversée,
quel que soit le caractère des participants:
Mouette rieuse
Cormoran huppé
Sterne arctique ou de dougall
Macareux moine
ou encore Cygne chanteur

Ici M’sieurs Dames,
On est à la Croisée des chemins
Au carrefour des migrateurs
tout le monde est roi

Voyage difficile!
Il faut beaucoup d’entrainement

avant de prendre le Grand départ
mais ceux qui reviendront l’année prochaine rapporteront avec eux
tout l’or de l’Humanité, et dans un battement d’ailes, face aux éléments de la Nature,
Ce sentiment de liberté et de sérénité retrouvé.

Cette traversée: grand voyage de Noël existe bien grâce à Phoenixs, Plume Bleue, Éclaircie, Marjolaine, et Élisa qui veille à ce que tout se passe au mieux. 4Z est en lien direct avec le Père-Noël, alors tout est OK!
Merci à vous toutes pour tous nos partages, et que la Magie de Noël apportent tout le meilleur dans tous les foyers du Monde. Bien amicalement, Marjolaine


Sous la loupe du Martien,


***

La spirale s’étire et se distend

Se tord et se déforme

Jusqu’à son point de rupture

Pour s’enrouler sur elle-même à folle allure

Et devenir ce petit rond

À première vue anodin presque invisible

Pourtant sous la loupe du Martien hilare

De petits êtres s’agitent gesticulent

S’invectivent s’entre-déchirent

Ayant perdu la mesure et l’espoir

***

Suspension,

Tu tournes à la croisée des chemins fluorescent

Devant le brasero qui brûle sans chauffer

En rond les points abrègent les phrases trop longues

En plat tout prêt

Là-bas, au gynécée froid de la parole

Les gardiens raidis gardent et regardent

Les troupes hagardes de tes complices

Suer dans la cellophane moulante

Qui les tient serrés en rang épars.

 » Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

***

Tout a commencé

par une histoire de sens

ou plutôt de manque d’essence de l’existence.

Raymond , de là où tu es,

tu dois bien rire ou trouver cela triste à en pleurer…

Dès « le Point du Jour »

Tous, on s’est rassemblé

à côté de l’Edicule

pour clamer en Haut notre ras-le bol

pour que chacun ait plus que son obole,

on s’est posté

au  » Rond Point »

de tous les quartiers

dans tout le Pays.

Le but était de créer, de se recréer

de se sentir plus riche, tous ensemble

Une famille on a trouvé

mais le Haut n’entendait toujours point.

Alors on a changé de vitesse

de  » Point Virgule » on a mis « du Point Rouge »

Traduction de notre lutte pour tous.

On s’est posté

aux Ronds-points

pour exiger

PLUS DE JUSTICE POUR TOUS!

On a chanté,

On a crié,

On a manifesté! Paisiblement!

Rien n’y a fait!

Alors on a tapé du Point sur la table

on s’est mis en marche

et on a décidé un point c’est tout

que nous bloquerions en tournant.

Unis nous étions,

Unis nous resterions jusqu’à

Obtention de nos revendications!

Et après 6 jours et 6 nuits

Le rideau s’est enfin levé

sur une humanité « rajaunie », transformée

recentrée sur l’humain,

Transfigurée.

Il était temps! Merci à tous les Gilets pour cette marche

en avant Fanfan la Tulipe en avant la Tulipe en avant!

              C’est en avançant ensemble qu’on gagne. Restons soudés!

Dans l’ordre de parution : Eclaircie, bibi et Marjolaine pour ce rond point qui n’a pas vu Elisa et Plume bleue. Une prochaine fois sans doute ?

Grand angle

Angle mort,

 

Dans son cœur bat la mer

Grotte moelleuse aquatique

Les algues glissent valves voyageuses

Qui portent le vaisseau lointain de ses voyages

Pendant que la houle agite les écumes noires

Il va au gré du vent capricieux

Porter ses ancres sans ancrage

Comme un vieux loup amer

Dédaigneux des ports pâles

Des phares électriques

Dressés en angles morts

Sur l’horizon mité…

***

L’angle de vue se mêle aux lentilles

Corail et poissons déménagent

Pour un terrain vierge à l’abri des regards

Les astronomes ont perdus leurs étoiles

Dans cette nuit où le soleil insomniaque

A fondu toutes les ailes des Icares et des autres

Les lunettes s’éloignent des yeux

Déjà égarés loin des têtes

La caméra ne retiendra rien de plus

Et les spectateurs ensommeillés

De fondront aux fauteuils

Heureux d’être conviés dans une salle comble

***

Une trace temporelle

Dans la profondeur

D’un bleu acier qui mue

Parade

Se déploie

Tire son trait

Libre triangle

 

Ton regard oblique

Suit la figure qui s’ébat

A perdre haleine

L’oiseau noir

Juxtapose les nuages

Hisse au ciel

Sa poésie ailée

 

Sans gêne aux entournures

Transfiguré

Tu glisses au bord de tout

Enjambes le paysage

Et traces sur ta ligne de cœur

Un arc-en-ciel dans l’angle mort

 

Puisque la verticalité du temps

Sectionne les pans de lumière

Et que tout s’enlise

Par la force des choses

 

Ouvre l’espace

Déchire le bleu

Et touche le rayon solaire

Epouse les lois de l’apesanteur

Et fais comme l’oiseau qui s’enchante

De l’insondable perpétuel

***

Par le p’tit trou de la lorgnette

ce que je vois du haut de mes 10 ans,

derrière mes lunettes,

m’interpelle.

Je ne comprends pas tout.

Ce que je perçois sur la photo:

un paysage en transformation…

Beaucoup de Rouge…

Une grande émotion de Vague Jaune

qui tend aussi vers le Vert.

Dis Maman, ça fait quoi en peinture

quand on mélange les couleurs du rouge jaune et vert?

Un  grand débat qui tend vers un monde meilleur!

Ah!… Merci Maman

 

Plus tard, du haut de mes 20 ans,

je prends mon sac et me voilà partie sur la route

avec tous mes mots dedans.

Gravir la montagne

Arriver au sommet

Prendre une photo

Vue d’ensemble!

S’écrier: Liberté, je suis là

 

Aujourd’hui

je regarde la  » photo du haut de la montage de mes 20 ans »

je zoome sur la photo…

Qu’en reste -il?

Un voyage d’exception à construire

Allez, tout le monde est prêt?!

C’est bien, vous êtes tous dans le cadre!

A 3,je vais appuyer,

Attention! 3, 2, 1

SOLIDARITÉ!

 

Oh vraiment, c’est la plus belle de la collection Maison Grand Angle!

***

 

Le cercle des plumes :

Phoenixs, Éclaircie, Kiproko, Marjolaine,

Élisa toute proche

Ballet bleu sur le tremblé du lac

Le reflet trouble

De tes émotions

Dans l’onde où tout se balance

Froissé d’incertitude

Est-ce là dans ce lieu

Plein d’oubli

Que ta mélancolie se noie

A la morte-saison des âmes

Sous les flamboyants cieux

Un soleil désORienté se débat

Avec ses sujets verbeux

Qui se disputent le feu et l’espace

.

Dessine l’émoi

De ta plume blanche

Qui jaillit des eaux vives

Vole

Chrysalide aux ailes tatouées

A l’encre bleu marine

.

Avant que la nuit ne t’immerge

Avec ta part de silence

Dans le lac des signes

Comme un écho perdu

Qui chute dans l’abîme

***

Novembre s’est perdu dans les jours sans lumière

Le lac s’est égaré dans le ciel

Goutte à goutte il revient dans son lit

Semant çà et là quelques signes

Pour ceux qui s’inquiètent

Ou ne nagent pas bien dans l’obscurité

Les phares éblouissants parfois le croisent

Le confondent avec la pluie

Puis trop las pour s’en soucier

Le laissent revenir à la nuit

Douce comme la caresse de l’eau sur les joues

Qui rassure et murmure : « je suis là ! »

***

Et la valse des écureuils,

.

Si tu glisses en feuille de chou

Sur le sens des miroirs gelés

Tu ne verras rien d’autre que le crissement

De tes souliers gaufrés

Le ciel au-dessus remporte

Le rayon froid ensoleillé

Que tu as laissé passer indifférent

Inutile dès lors de fouiller les eaux mortes

De remuer les girouettes de tourner

Ta marche dans la direction des montres noires

Le lac est muet comme muettes les paraboles

Qui nous crèvent les yeux.

***

Une silhouette juste sous la surface du lac

S’est mise à danser

Sans musique

Ses mains signent un discours apaisant

Les spectateurs ne sont pas au rendez-vous

Seule l’enfant à demi cachée par un arbre

Entend le message écoute le geste

La lune entre dans le ballet

Soulignant surlignant les mots invisibles

Au matin la petite s’éveille

Riche du spectacle venu jusqu’à elle

***

Une plume

virevolte lentement

choit un peu

et choisit finalement

de se poser délicatement

sur le Lac Léman

en lançant un clin d’œil rieur

au public médusé.

.
C’est le signe

du ralliement

qu’attendaient

tous les Amis.

L’Hiver est terminé ! Explosent-ils !

Le Printemps renait !

.
Les oiseaux chantent

Les gens se sourient à nouveau

et même sans se connaître

s’apostrophent

se font des signes joyeux

se congratulent d’être toujours en Vie.

.
Aussitôt

les mains s’agitent,

se mettent à former des lettres, des mots, à raconter des histoires

tout le monde parle à tout le monde  avec ses mains

la fête va commencer d’un instant à l’autre…

Et pour que tout soit prêt dans les temps

nous mettons  la main à la plume

en laissant les cygnes du Monde Entier profiter du moment présent

en se donnant tous la palme en faisant ainsi une grande ronde pacifiste tout autour des océans !

***

 

Les plumes sur le lac des signes : Kiproko – Elisa – Phoenix – Eclaircie – Marjolaine

Le cours des miracles, de ciel à ciel

Le cours des miracles,

Entre boiteux et borgnes
Éclopés en polyester
Va-nu-pieds sans dentelles
Noirs et lourds
Sur les dalles modernes
Sans vie neutres
Tu passes yo-yo youyou
Penché sur l’abîme scintillant
De tes connections
A chercher l’émotion jaune pixel
Joujou joyeux
De tes yeux in vitro…

Auteure A : qui se cache?

 

Récréation

 

Fillettes de la marelle
Entre terre et ciel
Petite rêveuse
Choisira ciel à ciel
Deux enfants
Du regard s’aiment
Sous les nuages
La mêlée court
Ne s’épuise jamais
Imperturbable
Heureuse
Ne sait pas que la route sera longue

On s’ébroue
Comme des petits moineaux
Joues écarlates, cœurs essoufflés
D’avoir trop étreint la vie
Cheveux ébouriffés, rubans envolés
Dans l’air étourdissant
Pleurs et rires se conjuguent
Par tous les temps de l’enfance

Faire les choses à l’endroit
Même sans aimer ce qui est droit
La baignoire déborde
Combien de sots pour compter les litres ?
Avant que le plombier arrive

Sur la ligne, les mots sont fleuves
L’horizon s’épelle , laisse sa trace
Écoliers sur le bateau de papier
Naviguent au milieu de l’alphabet
« Apprenez, répétez » dit la maîtresse

Mais dans la cour, c’est la trêve
Au plus vif du sujet,
On porte plume avec légèreté
Les yeux regardent dans l’azur
L’oiseau bleu et sa virgule
Qui leur rapporteront une comptine

Je me souviens du passé simple…

Auteure B: qui est-ce?

 

Allez, les amis, on joue à « Grand-Mère veux-tu? »
C’est d’accord mais qui colle? C’est toi. Rires.
1, …2, … 3, … Sooooleil.
Tristan, je t’ai vu
Tu as bougé!
Que veux-tu Grand-Mère?
3 salades et 2 pas de fourmi.
Tristan obtempère et dit:
Merci Grand-Mère.

Attention, je continue…
1,2..3. Soleil
Pas un mouvement, tout est ok,
je reprends
1,2,3.S’leil!
Clémentine, Vue! Clémentine!
C’est bon! Que veux-tu Grand-Mère?

Ah mes Petits!…
Ce que je veux…
Et si on jouait ensemble
à recréer
Notre Monde,
Notre Histoire,
Notre Vie,
mais en mieux?!!!
Alors,… vous en êtes?…
Et vous aussi, derrière le réseau du fil du téléphone?!
oh oui Oh Oui OH OUI!
s’écrièrent grands et petits d’un même chœur.
L’heure de la récréation a sonné.
C’est la récré qui vient de commencer,
on va bien s’amuser
on va bien rigoler.

Grand-Mère a entraîné
Petits et Grands
dans une Grande ronde
tout autour de la terre

Et comme il suffisait de dire:
c’est le jeu c’est comme si… on décidait qu’on avait toutes les bonnes cartes en Main pour les avoir vraiment;
On s’est tous pris par la main en dansant et chantant autour de Mère-grand
et, au fur et à mesure de chaque tour de piste,
le monde semblait meilleur
alors, on a continué à resserrer les liens
tout autour de la terre
et on a partagé les Atouts Cœur

Auteure C: A vous de retrouver …

 

 

Certaines auteures ont préféré encourager cette fois-ci, espérant que la troupe sera au grand complet lors de la prochaine traversée en plume. Merci pour les encouragements et pour les textes partagés; Bien sûr je dirais volontiers qui a écrit quoi si personne ne trouve la réponse au jeu!

D’ici là Bonne semaine et belle création à toutes les cinq et aux autres lectrices.

J’ai voulu copier une image mais je n’ai pas la technique! Dommage! Elle est magnifique!

A Félipa,

A vous tous qui m’avaient suivi sur **jepoème** je présente l’écrit que j’ai consacré, à son départ dans l’autre monde, à celle qui m’a inspiré, à ma véritable muse **félipa**
….dans mes poèmes du pays du bout du monde elle était « béa »

….dans la vie elle était ma soeur aînée

éclaicie, tu dois t’en souvenir….

A Félipa,

trop vite, passe le temps…trop tristement s’abrègent les Choses de la Vie

******************************

Ta tendresse, sur mon front déposa le signe
De ta douce affection à jamais animée…
Le regret s’insinue, qui me trouble et, s’agite
En mon cœur étourdi de tant d’amour confié .

Digne épouse, ma sœur, tu fus cette maman
Que pleurent ce jour, en peine, deux hommes et
Tous ces gens venus ici, te témoigner tant
D’estime et d’Amour, leur chagrin, et ce respect

Pour toi Félipa, femme idéale d’une vie.
Ainsi tu es partie …ton sourire je devine …
de la main, désinvolte, j’ai décelé aussi

L’envie d’un au revoir à ce trop long sommeil,
Fastidieux, j’en conviens,au terme d’un repos
Inutil(e)désormais:la vie c’est bien plus beau.

Vous tous mes amis(e), pensez à moi

…j’ai rejoins mon mari….Gérardo

Toni Cervantés Martinez

le 08 octobre 2018

Le miroir des nez rouges,

Sur les gradins de bois
L’enfant écarquille les yeux
Devant les couleurs jouant l’arc-en-ciel
Les nez rouges et les paillettes
Sous le chapiteau
La clameur prend parfois des allures plus sombres
Les grands ont oublié la magie de l’enfance
Des trapézistes et acrobates
Et du jeu pour jouer
Seules les montagnes savent la force des miroirs
****

Comme tout est blanc sur cette place vide !
Il ne faut surtout pas fermer les yeux
Les couleurs se tiennent prêtes à éclater
À se saisir de tout l’espace pour le colorier
Couleurs criardes !
Et le bruit les suivrait
Et la foule dans la foulée
Non ! Il ne faut pas fermer les yeux :
Le ciel serait enseveli par les robes et les pantalons
Des adultes sans oreilles qui hurlent chaque mot
Je redeviendrais toute petite étouffée par le monde
Devrais, encore une fois, me réfugier sous l’oreille d’un éléphant
Ou derrière la crinière d’un pauvre vieux roi sans royaume.
****

Barnum sur mer,

Sous la toile d’attente
L’arène
Le sable sale humide de courses
Perdues
De chutes en rire
D’outrages délicats
Modernes.
Le roi trône Ubu froid
Défait sans cour
Et les nez rouges éperdus
Trébuchent sous les lazzi.
Éternel spectacle des
Mimes ficelés au silence
D’en haut…
****

Sur la grande place
Le chapiteau était dressé
Une voiture bariolée
Munie d’un haut-parleur
Vantant la féerie du cirque
Avait circulé dans toute la ville
Du fabuleux, du sensationnel

Le soir de la première représentation
Monsieur Loyal entrait en scène
Chapeau haut de forme et queue de pie dorée
On ressentait l’excitation des bambins
La joie des grands de redevenir enfants

Après le succès des agiles jongleurs
Enfants de la balle dès le berceau
On annonçait l’éclatante trapéziste
Qui brilla par son absence
Toujours partante pour jouer la fille de l’air
Elle avait plié bagage, pris son envol
Dans une compagnie aérienne

Les clowns n’avaient plus le cœur à rire
Pourquoi faire bonne figure sous le pli de la grimace
Les tartes à la crème n’y changeraient rien
Tout n’était que déconfiture
Ils enlevèrent perruques, nez rouges et autres fanfreluches
Puis sans autres doublures
Disparurent dans un silence sépulcral

Dans les gradins, tout se dégrada très vite
Avec la moue des petits éplorés
Le public scandait « Remboursez »
Monsieur Loyal voulant détourner le fiasco
S’empressa d’annoncer le prochain numéro
Avec son fervent enthousiasme

Mais tout le monde resta ébaubi
Un vieil éléphant…très fatigué !
A la peau fissurée et à l’œil larmoyant
Probablement le doyen du zoo circus
Arriva d’un pas indolent sur la piste
Envoya paître son dresseur
Et dénonça l’illusoire magie
Dans un perçant barrissement

De la piste, une à une les étoiles tombèrent
Entraînant dans leur chute
Les rêves d’apesanteur
Sous l’outrage de l’innocence perdue

****

Sur la Piste aux Étoiles
Je tourne
Je caracole
Je plonge mon regard d’équidé
dans celui du Monde
Et je vois quoi?!

Des Funambules
qui essayent de
danser leur vie

Des Clowns-Musiciens
qui réapprennent
le Rire et l’Émerveillement
aux enfants devenus grands

Des Équilibristes
qui se rattrapent au dernier fil
d’Humanité pour ne pas perdre
leurs rêves

Sous le Chapiteau
les Acrobates
en deux saltos arrière
sont au sommet de la Pyramide
d’Égypte
pour mieux survivre et retomber sur leurs pieds ensuite

Et qu’On soit de
Rome, de Venise
ou d’Ailleurs
L’histoire est à chaque fois
la même et unique à la fois

Pour le Voyageur
que Nous sommes
sur cette Planète
l’espace d’un instant
Tout s’arrête

Excepté peut-être
dans le Massif du Mont-Perdu
au Cirque de Gavarnie
Où un peu de poudre de riz
et de Magie retombent sur la Beauté du Monde
grâce à l’enfant en chacun de nous
qui voit autrement et croit encore que
Tout est Possible
Assurément

Et c’est ainsi qu’c’est reparti pour
Une Danse au Cirque d’Hiver, Plume et
du Soleil « Levant »

Et comme le chante si bien Mouron
 » Tant qu’il y aura des clowns…
On n’oubliera jamais
qu’on vit pour jouer
tant qu’il y aura des clowns »

Ce fut un long temps avant de recevoir tous les forains sur l’esplanade des mots, mais un tour et les voilà sous vos yeux. Bonne lecture. 4Z sur son croissant de lune, sourit en Pierrot.

Point d’Ancrage

Encre toi et toile,

 

Se déroule l’image floue

De tes voyages blanchis

Tu pointes l’œil mobile

Cherches quelque part

Quelque chose de fixe

Mais

Mais

Les silences avalent le sens

Et rendent du sable en coquilles

Sur tes miroirs déteints

Cris sans…

***

 

Dans l’encre bleue

Au milieu du ressac

Retiens l’ancrage

D’où émergent tes pensées

Ta parole en exil

Nue, inconnue

Court à sa perte

Prenant le vent de face

Dans son voyage immobile

 

A marée basse

Dans l’épaisseur des pièges

Recueille l’esquisse

Le signe providentiel

Effleure le coquillage irisé

Qui chante l’indicible

Trace la voie des semailles

Qui défroisse tout langage

De sa trop longue hibernation

 

Ecoute la fugue

Dans la profusion du monde

Avant que le tourbillon t’emporte

Que le silence devienne trop assourdissant

Apprivoise cette envie de fragilité

Qui monte en toi

Comme un ciel lointain

Un désir d’écrire

Ton bouleversant chemin d’étoiles

***

 

Au début

on est sur le rivage

on observe

les bateaux qui partent

on n’a pas encore pris notre envol

toujours au point d’ancrage

 

Par la suite

on poursuit sa route

on tombe souvent sur des mirages

alors qu’on voudrait bien

transfigurer cette réalité

 

Puis on souffle nos bougies

dernières vérifications

ça  y est cette fois-ci tout est prêt!

C’est le grand et merveilleux voyage qui s’annonce

A la Nils Holgersson!

Il est temps de larguer les amarres

 

A nous la Liberté du Grand Large

A nus nous traversons

en direction de nouveaux point d’ancrage

offrant un regard empli de bienveillance

pour tous les mouillages amis

que nous allons rencontrer!

***

 

Deux chaussons sur une descente de lit

Sur le chevet un livre au marque-page usé

Pas un bruit

L’esprit s’y recueille attaché aux lieux

Tandis que le corps évaporé

N’est que souvenir

Les feuilles remettent leur sort au vent

La cheminée centrale

Chantonne la vie l’automne

Et toutes les mains qui ont tisonné l’âtre

 

Où l’on retrouve les pavillons de

Phoenixs, Kiproko, Marjolaine, Éclaircie

Élisa rêve dans le port

et 4Z veille sur nous.