Les lunettes du tambour
1 juin 2012Sous-titre :
Le chat et le moucheron dans la théière
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Une mer évanouie emplit d’orgueil
Ce moucheron maigrelet qui la porte
En soufflant mais fièrement
La plage envisage de s’évader
D’aller voir ses lointaines cousines
Blanches des matins pacifiques
De leur offrir coquillages et fraîcheur du nord
Pendant le rêve du moucheron et du sable
La brume s’enfuit laissant libre un large mur de vagues
Demain peut-être…
Nous n’avons d’yeux que pour la lune
Le soleil nous aveuglerait
Si nous le regardions de près
Fragilité tu m’importunes
Mes yeux faudra-t-il vous changer
Contre d’autres plus vigoureux
Certains commerçants font fortune
Quand au prix des lunettes noires
Ils fourguent un vieil éteignoir
Dont le cône n’étouffe qu’une
Chandelle sous son entonnoir
Soleil j’agissais pour des prunes
En te montrant le poing Ta gloire
C’est de fleurir et sans rancune
De chauffer l’eau de nos baignoires
De nos mers et de leurs lagunes
Le jour s’est levé si vite
Qu’il a réveillé les nuages
Accrochés aux étoiles
Même les oiseaux au nid
Surpris en sont devenus muets
Le café bout dans la théière
Le sucre et les cuillères jubilent
Du tintement des aiguilles de l’horloge
Essayant de combler le retard
Pour que le train franchisse le pont de l’aube
Sans éveiller les soupçons des chefs de gare
Ni des voyageurs encore dans la brume
La lune hautaine ce matin
Se drapera d’un rayon de soleil
Sous la pluie danse chat
La princesse l’ignore, elle doit apprendre
Et ce avant la nuit
Comment valser de fil en aiguille
En suivant le temps d’un métronome agité
Les quelques spectateurs endormis sur leur siège
Ronflent bruyamment au son du premier violon
Tandis que les royaux chaussons s’enfuient
Sur la pointe des pieds sans aucune élégance
La pluie a cessé Mistigri est fourbu
Il remballe ses ballerines et sort un Monte Christo
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Je ne suis qu’un modeste tambourineur
Quand Paris est triste
Que même les bouches de métro font la gueule
Que les champs ne sont plus Elysées
Je prends pied à Montmartre
Je joue
Il arrive
Traverse la Seine
Irise Notre-Dame
S’endort sur la conciergerie
S’en va comme il est venu
Le temps passé à observer un arc en ciel
Vaut qu’on oublie tout ce qui nous entoure
J’aurais aimé écrire ceci avec une plume sergent major
Je l’ai écrit tambour battant, forcément
On m’a nommé tambour major
Rassembleur d’arcs en ciel.
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Par :
Élisa, Héliomel, Téquila, 4Z et moi.
